Maio plongeon

Maio, l’eldorado des expatriés

NOUVEAUTÉ : On vous propose de lire cet article en musique ! Cliquez sur le petit lecteur à votre droite pour découvrir le sons du Cap Vert. L’artiste que nous vous proposons aujourd’hui s’appel Tibau et habite l’île de Maio. Nous sommes allé chez lui car nous sommes tombé sous le charme de sa musique et souhaitions acheter son CD (malheureusement en rupture de stock). Vous avez ici son CD complet (45mn) et notre chanson favorite commence à 8mn14. Le cd est dispo sur Youtube au lien suivant : www.youtube.com/watch?v=ppiq9Ucfsx0

Le 3 février nous jetons l’ancre dans la baie de Porto do Maio. L’eau est totalement translucide et nous nous jetons à l’eau au plus vite. Je repère très rapidement (au grand dam de Nathalia) une petite falaise/embarcadère où des locaux sautent dans l’eau de différentes hauteurs. Nous tentons de rejoindre les jeunes « cliff jumpeurs » en annexe, mais l’accostage est trop difficile. Nous laissons le Zodiac sur la plage et c’est parti pour une petite session « cliff jumping » ! Les jeunes Cap-verdiens me montrent leurs sauts soignés et je tente quelques figures repérables dans la super production de presque 1.5 millions de vues : Diving Board & Platform Crazy Tricks vol 2 de la piscine des Vernets. Nous passons un super moment et visitons la ville de Porto do Maio. Un fort blanc domine la baie et les canons sont en pleine ligne de mire de notre navire !

Carnaval pour petits Zé grands

Quelques jours après notre arrivée c’est le carnaval ! Le 6 février, nous avons droit dans la rue principale du village, à une parade menée par les enfants de la ville (ou de l’île, vu leur nombre). Un pickup équipé d’énormes enceintes crache de la musique « portugo-créole », et petits et grands font quelques pas de danse chorégraphiée. Quelques jours plus tard (le 9), nous assistons cette fois-ci au « vrai carnaval ». Alors attention, il ne faut pas se méprendre, nous sommes sur l’une des plus petites îles du Cap Vert (Maio) et la parade n’a rien à voir avec le gros carnaval de Mindelo ou de Rio de Janeiro ;). Quoi qu’il en soit, l’ambiance est au rendez-vous et la parade a lieu une fois de plus sur la longue rue principale qui longe le bord de mer.

Rencontres avec les expats

Notre séjour sur Maio nous permettra surtout de faire la connaissance de bon nombre d’expatriés ayant refait leur vie sur cette petite île Capverdienne. Nous faisons tout d’abord la connaissance de Martin (Suisse) et de sa femme Caroline (Néo-Zélandaise). Après avoir bien navigué sur les océans, ce couple fort sympathique est tombé instantanément amoureux de Maio, et ils n’ont plus voulu repartir. Ils ont construit une jolie maison dans le village et un bar/restaurant sur la plage (le Tropikal). Martin est le « Stützpunktleiter », ce qui signifie qu’il est la personne « responsable » ou de contact pour les navigateurs de passage sur l’île. Notre seconde rencontre se fait par le biais de Patrice et Michèle qui rencontrent Daniel. Ce dernier est un écrivain français qui fait construire sa maison de type « Malibu » par un architecte Italien très talentueux et sympathique du nom d’Alex. Un soir, nous sommes invités chez Alex, qui vit sur l’île avec sa femme Capverdienne (Elisa) depuis environ 8 ans. Il a acheté un petit bout de terrain à deux pas de la plage et a ensuite construit une maison toute en hauteur de 4 étages ! Nous passons une excellente soirée à déguster un bon chili, accompagné de boissons et musique locale. Le problème est qu’il faut repartir sur le bateau… Après le repas et après avoir chaleureusement remercié nos hôtes et le nouvel ami italien, nous nous dirigeons vers la plage et découvrons les grosses vagues qui s’abattent à intervalles très réguliers sur le sable. Il va falloir bien calculer, se synchroniser, et foncer au même moment, afin de tous rentrer dans l’annexe, de passer la vague et de mettre en marche le moteur sans se faire submerger par la prochaine vague. 1 – 2 et 3, on fonce ! Lançons le Zodiac à l’eau et arrivons pile à temps pour nous ramasser un rouleau ! Patrice roule sur l’avant de l’annexe, Nathalia crie pour motiver les troupes à tenter un second essai et finalement nous passons les vagues et démarrons le moteur. Nous sommes tous totalement trempés, mais heureux d’avoir réussi cette manœuvre houleuse (mauvais jeu de mot). Les jours suivants, il nous sera IMPOSSIBLE de débarquer à terre, à cause des vagues de plus en plus puissantes ! Après 2 jours « enfermés » sur le bateau, nous devons trouver une manière de descendre, et de remplir par la même occasion, nos réservoirs d’eau douce. Un pêcheur fort sympathique du nom de Pedro, vient nous porter secours en nous prenant dans sa grande barque en bois, puis en nous amenant à un radeau de fortune mesurant 1m50 sur 1m50. Une fois sur cette embarcation très branlante, un autre pêcheur nous tire en direction du ponton où une échelle rouillée nous permet de rejoindre la terre ferme.

Un road trip sablonneux en pickup

Cette solution de secours nous est proposée par Hans-Peter, un Allemand ayant jeté son dévolu sur cette île, il y a plus de 12 ans de cela. Après avoir construit sa maison, il a fait construire quelques appartements de vacances, afin d’arrondir ses fins de mois. Après nous avoir prêté des dizaines de bouteilles d’eau et avoir rempli nos réservoirs à l’aide de Pedro, nous décidons de louer le pickup de Hans Peter pour le lendemain. Natha et moi montons à l’arrière du 4×4 et Patrice commence à conduire accompagné de Michèle. Nous nous dirigeons vers le Nord, en longeant la côte Ouest. A la sortie de la ville, nous ralentissons dans un rond point pour repérer la route, et au même instant, un groupe de 6 Capverdiens sautent à l’arrière du pickup en notre compagnie, en nous indiquant qu’ils vont dans la même direction que nous ! Effectivement 🙂 On dépose donc nos squatteurs un peu plus loin, puis empruntons une piste qui nous mène dans les dunes de Morhinno. On se balade un moment dans l’immensité du désert, tout en évitant les nombreuses bouses parsemées dans cette litière gigantesque ! Nous nous remettons ensuite en route sur une piste de plus en plus hasardeuse et caillouteuse. Nous pique-niquons sur une belle plage du Nord de l’île, puis je prends le volant. Nathalia et Michèle sont à l’arrière du 4×4 et nous continuons notre « road trip » du jour en croisant à de nombreuses reprises des pintades sauvages ! On nous avait mis en garde contre cette vermine volante qui bouffait tout et n’importe quoi sur l’île ! Nous avons failli en shooter deux, un peu plus « tête en l’air » que les autres. Nous continuons notre tour complet de l’île en passant dans de nombreux villages colorés, où tous les locaux nous font de grands gestes de salut, accompagnés de leur plus beau sourire 🙂 Une fois de retour à Porto de Maio, nous retournons à notre QG (Le Tropikal) afin de boire un dernier verre avec nos nouveaux amis. Alex (l’architecte) est à ses heures perdues coutelier. Il aime forger des couteaux pour la cuisine, mais aussi des couteaux spécialement conçus pour être lancés. Je le rejoins sur la plage, nous installons un tronc de palmier en guise de cible, et commençons notre compétition effrénée. Le lancé de 1 à 3 mètres est plutôt facile, mais à partir de 5 à 10 mètres, c’est une autre histoire ! Quoi qu’il en soit nous passons un agréable moment à jouer comme deux enfants avec nos couteaux non coupants mais très pointus !

Le lendemain, nous partons de l’île vers 10h en embarquant pour la première fois un nouveau membre d’équipage. Mathias est un ami allemand de Hans-Peter, et il a passé des vacances sur l’île afin d’exercer sa passion, la pêche. Le ferry se rendant à Praia (la capitale du Cap Vert), étant en réparation depuis des semaines, il était très compliqué de rallier l’île de Santiago. Une autre solution aurait été d’aller avec ses grosses valises sur une petite barque de pêcheur, afin de naviguer jusqu’à un petit village de la côte Est, puis de prendre un « aluguer » jusqu’à Praia. Comme je le disais, sur le coup de 10h, Matthias est à bord, et nous nous mettons enfin en route en  direction de Praia, sur l’île de Santiago. Ultime île de notre tournée au Cap Vert en voilier, avant de retourner vers Mindelo (Sao Vicente), afin de nous préparer à la transatlantique jusqu’au Brésil.

tampon tour du monde
Vincent Weil

Jeune diplômé en management et tourisme à la HES-SO de Sierre en Suisse, je suis avant tout un voyageur insatiable. Mon rêve est de voyager à travers le monde paisiblement, au gré des envies et des rencontres afin de vivre de belles expériences. J'aime photographier et filmer nos aventures afin de concocter des vidéos pour ma chaîne Youtube/vincentweil et partager en récits et photos nos expériences sur notre blog de voyage Take-Me-Everywhere.com

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