Sal Cabo Verde voyage

Bem-vindo a Cabo Verde | Sal, Cap Vert

Le samedi 26 décembre, nous apercevons dans la brume l’île de Sal qui se dresse devant nous comme un mirage après 5 jours et demi de navigation en provenance de l’île d’El Hierro (voir notre BEST OF des Canaries). Soudain à 8h20, un cri de délivrance déchire le bercement de l’océan. Nathalia aperçoit la « TERRRRRRE », ce qui nous fait tous sursauter ! Nous jetons l’ancre dans le port de Palmeira situé au Nord-ouest de l’île. La vue depuis le bateau n’est pas des plus réjouissante. Devant nous, nous apercevons une plage infestée de chiens, donnant sur un terrain vague qui lui-même donne sur des citernes de pétrole en arrière plan. Derrière nous, une longue jetée bétonnée où cargos et ferries déchargent leurs marchandises. On a vu mieux en terme de panorama, mais ne nous laissons pas avoir par ces détails de premiers abords.

Le village de Palmeira

Une fois à terre, nous découvrons le petit village de pécheurs de Palmeira et faisons rapidement le tour. Ce que nous pouvons dire c’est que ça ressemble grandement à l’idée que l’on se fait de l’Afrique. De nombreux groupes de personnes sont dispersés aux quatre coins du village et jouent aux cartes ou aux dominos tout en écoutant la musique locale que crachent de grand emplis posés sur le balcon d’un bâtiment central. Des enfants courent de partout dans les rues pavées et colorées de la bourgade et une crèche de Noël est installée proche de la mer. Cette dernière a permis à quelques canidés des rues d’élire un domicile de choix entouré de Jésus et Marie et remplaçant ainsi l’âne bâté. Un temps d’adaptation est nécessaire aux femmes de l’équipage afin de poser un œil plus positif et serein sur le nouveau décor.

A la découverte de Sal

Le 28 décembre, nous partons explorer l’île un peu plus en détail et découvrons la ville principale de Espargos. Pour s’y rendre, nous empruntons les bus locaux appelés ici « aluguer » qui signifie en Portugais « loué ». De petits minibus de couleur vive arpentent les rues à la recherche de clients. Une fois le véhicule chargé à bloc et les passagers bien agglutinés entre les vélos, les bébés et les bassines servant à écailler les poissons, il s’élance à toute berzingue sur les routes désertiques de Sal. La capitale est une petite ville agréable avec une jolie place centrale agrémentée de bars et restaurants plus ou moins locaux. Nous y faisons du change afin de récupérer la monnaie local : les Escudos Cap Verdiens.

vamoy a la playa icon

Nathalia et moi, partons dans le Sud de l’île afin de découvrir LE spot touristique du coin : Santa Maria. Le contraste avec le petit port de pêcheurs de Palmeira est étonnant ! Ici, nous avons le droit à une magnifique et looooongue plage de sable blanc, une eau cristalline et surtout une pléthore de touristes grillant au soleil ou s’adonnant au kite surf. Nous recroisons sur cette plage le bateau pirate Suisse que nous avions croisé sur l’île de Gran Canaria lors du départ de l’Arc et passons une belle journée alternant marche, glaces et baignades. Le vent y souffle si fort sur cette côte que lorsque nous sommes allés sur le ponton voir les prises des pêcheurs, la casquette à Natha c’est envolée et à finit à la flotte. Heureusement, un beau capverdien en combinaison de plongée s’empresse de plonger du haut de la jetée afin de sauver la casquette de ma douce. Quelle classe ! (J’allais me lancer..)

Une loooongue marche jusqu'à Buracona

Le lendemain, nous partons avec nos acolytes à la découverte des piscines naturelles de Buracona situées au Nord-est de Sal. Après avoir tenté à maintes reprises de négocier avec des aluguers, nous partons à pied sur la route désertique partant du village de Palmeira. A défaut d’avoir de l’eau on a bouffé du sable en plein vent de face durant la marche d’une heure et demie dans un paysage totalement désert. Arrivés à Buracona, nous découvrons le fameux bassin dédié à la baignade. Surtout, nous restons bouche bée devant la force des vagues se fracassant contre la falaise. Des trombes d’eau s’engouffrent dans cette impasse créant ainsi de véritables explosions aquatiques, wahou. J’en profite pour réviser quelques plongeons depuis les bordures de 5 mètres encerclant le bassin. Puis, rentrons à Palmeira cette fois-ci le vent dans le dos ah !

Le 30 décembre à 15h, nous mettions les voiles pour passer nouvel an dans la ville de Mindelo située sur l’île de Sao Vicente. Une navigation de 118 milles nautiques parcourus sans embuche en une vingtaine d’heures. Après avoir navigué durant plus de 122 heures depuis les Canaries, cela nous sembla être vraiment la porte d’à côté. Heureux de reprendre la mer et de partir à la découverte des autres îles du Cap Vert.

Vincent Weil

Jeune diplômé en management et tourisme à la HES-SO de Sierre en Suisse, je suis avant tout un voyageur insatiable. Mon rêve est de voyager à travers le monde paisiblement, au gré des envies et des rencontres afin de vivre de belles expériences. J'aime photographier et filmer nos aventures afin de concocter des vidéos pour ma chaîne Youtube/vincentweil et partager en récits et photos nos expériences sur notre blog de voyage Take-Me-Everywhere.com

4 Comments
  • Claire-Lise

    Hello, ras le bol de mes procédures ISO, 15h vendredi 29 janvier, je largue mes procédures, et me voilà dans votre blog. Après un bon moment de voyage en votre compagnie, photos et vidéos, hop le week-end arrive. Merci pour la ballade, toujours un plaisir de passer un moment avec vous.
    gros bisous.

    Vincent, Il parait que tu m’as envoyé une invitation sur FB, comme je n’ai pas fait le lien avec toi, je t’ai zappé, oups, alors à l’occasion renvoie moi ton invitation.

    29 janvier 2016 at 16 h 15 min
  • MFR

    Attendons la suite avec impatience! La vie a l’air très cool sur ces contrées!! Bisous.

    4 février 2016 at 13 h 05 min

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