Teide amazing landscape

Tenerife (Sant Cruz, La Orotava, Icod, Puerto de la Cruz, Parque del Teide)

Après une traversée vraiment très sportive (voir fin de l’article sur Gran Canaria) nous voilà sur l’île de Tenerife. Nous séjournons à la marina de Santa Cruz durant l’intégralité de notre aventure sur cette magnifique île des Canaries. Les premiers jours nous permettent de prendre nos marques dans cette nouvelle ville de +/- 220’000 habitants. Tenerife est l’île la plus touristique des Canaries en terme de visites et cela lui vaut parfois d’être populaire pour le tourisme de masse ou comme « repère à Allemand ». Alors, il est vrai que dans les années 60 de grosses stations balnéaires ont pullulé dans le sud de l’île défigurant ainsi bon nombre d’endroits charmant mais se tenir à cet unique constat serait faux et indigne des merveilleux endroits qu’elle offre. L’île en soit offre un climat parfait avec une moyenne de température de 22°C toute l’année. La proximité avec l’Afrique offre une chaleur idéale et la présence des Alizés (vent du nord-est qui nous permettra de naviguer jusqu’au Brésil) rafraichit l’atmosphère afin de pouvoir profiter toute l’année de l’archipel Canariens.

on est la
noeud de huit schéma
Stars en béton

Nous profitons des premiers jours pour explorer Santa Cruz et ses charmantes ruelles. Nous flânons de places en places en appréciant les moments hors de la marina en travaux… Au détour d’une balade nous tombons sur un édifice pour le moins étrange : L’Auditorio de Tenerife Adán Martín réalisé par l’architecte Santiago Calatrava. Cette impressionnante construction se trouve au bord de mer et sa silhouette de vague se dresse sur 50 mètres tout en épousant des formes arrondies. Au bord de l’eau, de très nombreux rochers ont été peints en l’honneur d’artistes phare qui ont marqué l’histoire de la musique, de quoi réviser nos classiques 🙂

Longue vue
Auditorio Adan Martin
Colone droite à l'opéra
Santa Cruz de Tenerife
Icod de los Vinos

Le 26 novembre, nous partons à la visite du nord de l’île. Nous prenons un bus pour la petite ville de La Orotava et la vendeuse nous indique un trajet de « mas o menos » 40 minutes pour rejoindre ce beau village colonial. Observant les arrêts défiler tout en nous extasiant devant la beauté des paysages traversés nous ne remarquons qu’a moitié que cela fait plus d’une heure et demie que nous sommes dans le bus… Au réveil de la turbo-sieste de Natha, on regarde l’heure tout en maudissant la « menteuse » de vendeuse de ticket et la notion très peu fiable du temps des Canariens… Oups, l’arrêt est passé il y a un moment ! Qu’a cela ne tienne, nous voilà prêt à visiter Icod de los Vinos. Une charmante dame dans le bus nous explique les choses à ne pas rater et nous voilà en route pour un arrêt bonus. La particularité touristique de Icod de los Vinos se concentre sur : Un arbre ! Moi qui suis un grand fan d’arbre (voir mon câlin avec un joli conifère de Californie en 2011) nous nous rendons de ce pas admirer le fameux DRAGONNIER. C’est un arbre arborescent qui a une très grande longévité et celui d’Icod aurait plus de 1’000 ans ! Pour le voir, nul besoin de payer les 4 euros de l’accueil… rendez-vous simplement sur la plaza de Andrés de Lorenzo-Cácares pour avoir une vue plongeante sur ce beau spécimen de 20 mètres sur 10. Notre stop à Icod de los Vinos nous a aussi permis d’apercevoir une tradition unique à la bourgade et qui devait avoir lieu 2 jours après notre visite. Le jour de fête, la ville célèbre l’ouverture de la première bouteille de vin de l’année et se soulant, mangeant des châtaignes et surtout en participant à une sorte de course de rue totalement dingo. Le principe est simple, des groupes ou particulier dévalent la plus longue et raide rue de la ville sur des tables auxquelles on aurait enlevé les pieds. Nous n’aurons que la version « soft » en voyant les enfants d’une école s’entrainer à descendre une petite rue devant le regard amusé de leurs familles.

Luge de rue
La Orotava

Après ce stop improvisé à Icod nous rebroussons chemin et nous nous rendons à La Orotava, cette fameuse ville coloniale remplie de demeures et d’édifices charmants. La ville est construite sur une colline et il va falloir avaler du dénivelé pour profiter du charme du coin. De quoi nous rappeler les belles montées de Lausanne. Notre passage nous a permis de découvrir de sublimes demeures visitables gratuitement et d’apprécier les patios intérieurs reconvertis en bar ou restaurant plein de cachet. Nous déambulons dans les rues un bon moment en appréciant les balcons sculptés, les parcs, les moulins à Gofio (farine de millet) et églises de la bourgade.

Détails colorés
Eglise et linge
Balcon à la Orotava
Puerto de la Cruz

Vers la fin d’après midi, nous lisons dans notre guide de voyage que non loin de là se trouvent au bord de mer des « piscines naturelles » réalisées par César Manrique… Oulala, l’envie est trop forte et nous fonçons direction Puerto de la Cruz pour nous baigner dans ces 8 piscines d’eau de mer accompagnées de sculptures de formes naturelles. Nous négocions le prix de l’entrée aux tarifs locaux (3 euros) et sautons dans cette eau fraîche, très très fraiche ! Une douche ou baignade prise à l’extérieur est toujours une occasion à ne pas manquer car :

1) Cela économise les réserves d’eau du bateau.

2) Pas besoin de nettoyer nos wc tout trempés.

3) Plus d’espace, plus de débit et de l’eau chaude 🙂

Après cette belle baignade vivifiante nous voilà requinqué pour visiter en soirée la ville de Puerto de la Cruz et déguster une gaufre médiocre contrastant avec le couché du soleil grandiose.

Parque Nacional del Teide

Le jour suivant, 27 novembre, Nathalia choisit de se reposer au bateau tout en passant du temps avec Patrice et Michèle. Pour ma part, l’appel d’aventure se fait sentir et me voilà partis pour découvrir « El Parque Nacional del Teide ». Ce parc national inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco est une pure merveille et offre de très nombreuses possibilités de randonnés (21 sentiers) sans guide de 45 minutes à plusieurs jours. Ce parc au premier abord désertique, offre une variété étonnante de paysages assez fous. En passant de forêts de pins denses à des mares de laves sombres et des strates de terre de différentes couleurs allant du chocolat au vert-jaune en présentant toute les nuances de bruns. Cerise sur le gâteau, le parc offre aux courageux et amoureux de la grimpette le plus haut sommet d’Espagne culminant à 3’718 mètres d’altitude. J’ai nommé « El Teide ». Quant à moi, je repère une première boucle de 3 heures de randos qui me paraît pas mal. Pour y accéder, un seul bus par jour (le n°348) part de Puerto de la Cruz pour le parc national d’El Teide, donc autant ne pas le rater. Je pars tôt du port de Santa Cruz pour La Orotova et m’arrête à l’arrêt d’El Portillo, afin de commencer la marche n°2 (Sendero de Arenas Negras). Après une vingtaine de minutes de marche dans un paysage grandiose, un 4×4 arrive au loin, me barre la route et m’interdit d’aller plus loin pour des raisons exceptionnelles… Et oui, je suis tombé sur le jour « exceptionnel » de la CHASSE AUX MOUFLONS ! Une grande majorité du parc est donc fermée afin de laisser allégrement les chasseurs plomber ces charmantes bestioles. Je vais donc chercher des informations au centre des visiteurs qui m’indique 2 autres courtes marches à proximité. Ces dernières ne satisfaisant pas ma soif d’aventure, je décide de faire de l’autostop afin de rejoindre une partie du parc non touchée par le dégommage de cabris. Après 10 minutes au bord de la route, deux françaises m’amènent vers mon point de chute. Pour commencer : « El Volcano Fasnia » une marche circulaire de 3h (la n°20). La rando en question est spectaculaire et cela malgré le fait que je me sois perdu à un moment. Je marche au dessus d’une mer de nuages avec une vue quasi constante sur le volcan Teide. La sensation de liberté est renforcée par le faite que je ne croise quasiment aucun visiteur sauf de temps à autre une Suissesse en vadrouille. J’escalade le volcan Fasnia pour profiter d’une pause lunch bien méritée avec vue sur le Teide et continue ma route vers mon point de départ. Il est encore tôt, je décide de commencer une nouvelle rando avant de devoir rentrer. J’emprunte le sentier n°21 et marche sur des chemins de terre déserts et d’un rouge envoutant. Le contraste avec le ciel bleu et la mer de nuages en arrière plan est saisissant et j’ai du mal à revenir à la raison afin de rentrer prendre l’unique bus qui redescend vers la ville. Je re-tente de faire du stop pour revenir à l’arrêt de bus mais très peu de voitures passent par là… Je marche 4 kilomètres avant qu’un couple de République Tchèque me prenne et me ramène à El Portillo. Le temps commence à se couvrir et une brume menaçante se met en place, je fais une ultime fois du stop afin de redescendre avec un Allemand dans sa Fiat 500 de location. Verdict de la journée : le parc national est une merveille à visiter par sois même et les canariens ne prennent à priori pas d’autostoppeurs 🙂

Navigation de Tenerife à La Palma

Le lendemain, nous embarquions pour la plus longue des navigations que nous avons accomplis jusqu’ici : rejoindre l’île de La Palma en partant du port de Santa Cruz. Au bas mot, 126 milles nautiques (233 = km) soit 26 heures de navigation. Après avoir remonté la côte de Tenerife au moteur (car contre le vent et le courant), nous hissons les voiles et l’aventure peut commencer. Nous mettons en place des quarts de 2h30 afin de nous relayer et assurer la navigation de nuit. Je prends le quart de 15h à 17h30, Nathalia de 17h30 à 20h puis nous enchainons avec les quarts de 1h jusqu’à 3h30 (Vins) et de 3h30 à 6h du matin (Nath). Cette fois, pas de vomis pour tapisser la traversée et appâter les dauphins. On commence malgré tout à s’amariner. Youpi ! En résumé, cette traversée c’est très bien passée, malgré le faite que nos appareils marin perdaient pendant de longs moments leurs signaux GPS. Nous obligeant à redémarrer et bidouiller les instruments de bord. Depuis notre départ, nous avons appris en lisant le grand gourou marin « Antoine » que dans le monde nautique :

 

«  Toute mécanique, particulièrement nautique, même la plus simple, connaît un état normal, naturel, stable, appelé « état du panne ». On peut, dans certains cas, au prix d’efforts constants, et pour une durée toujours limitée, la maintenir dans un état anormal et parfaitement instable, appelé « état de marche ».

Capitaine Vins
Capitaine Natus
Arrivée vers Tazacorte
icone ancre
Sunset sail

Dans notre cas, le fameux « principe d’Antoine » s’avère jusque là totalement véridique ! Sacré Antoine 🙂 Toutefois, nous arrivons le lendemain au port de Tazacorte à l’ouest de l’île de La Palma… Mais ceci est une autre histoire 🙂 à venir !

Vincent Weil

Jeune diplômé en management et tourisme à la HES-SO de Sierre en Suisse, je suis avant tout un voyageur insatiable. Mon rêve est de voyager à travers le monde paisiblement, au gré des envies et des rencontres afin de vivre de belles expériences. J'aime photographier et filmer nos aventures afin de concocter des vidéos pour ma chaîne Youtube/vincentweil et partager en récits et photos nos expériences sur notre blog de voyage Take-Me-Everywhere.com

9 Comments
  • Juan

    Niñosss que bien que lo estan pasando . Naturaleza ,Brisa,Agua, y el fuego de sus almas haciendo lo que mas les gusta . …Un beso grande .

    16 décembre 2015 at 18 h 10 min
  • Yannick

    Waoh! Super photos!!!

    16 décembre 2015 at 19 h 24 min
  • M & P

    À chaque récit d’aventure vous nous faites rêver!!! Attendons impatiemment vos prochains récits. Merci pour ces belles images.
    Besotes y hasta la proxima.

    16 décembre 2015 at 21 h 06 min
  • Matthias

    Realy cool pictures!!! Can’t wait for the next update from your trip 😉

    16 décembre 2015 at 21 h 19 min
  • Laurent

    Superbes photos et jolies randos dans le parc national. J’aime beaucoup la citation sur l’état de marche et de panne des appareils.

    13 janvier 2016 at 18 h 24 min

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