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Transatlantique Cap Vert Brésil | We did it !

Voilà. C’est fait. Notre première TRANSATLANTIQUE ! Nous avons traversé l’océan Atlantique sur le voilier « Mindelo » en 11 jours et demi. Onze jours et demi sur un voilier de type Ketch (2 mâts de tailles différentes) de 13 mètres de long pour parcourir 1330 milles marin (presque 2500 kilomètres !).

Avant ces derniers mois en mer, nous n’avions jamais mis les pieds sur un bateau à voiles. Cette expérience incroyable nous a permis d’apprendre une large base des rudiments essentiels à la navigation côtière et hauturière. Tout cela en voyageant et en découvrant successivement :

– Les îles Canaries durant 47 jours (La Graciosa, Lanzarote, Gran Canaria, Tenerife, La Palma et El Hierro)

– Le Cap Vert durant 75 jours (Sal, Sao Vicente, Santo Antao, Sao Nicolau, Boa Vista, Maio et Santiago).

– L’archipel brésilien de Fernando de Noronha.

– Mais aussi et surtout de naviguer durant plus de 26.5 jours (635 heures) et de parcourir un total de 3197 milles nautiques, soit presque 6000 kilomètres!

Comme durant notre dernière traversée de 720 milles des Canaries au Cap Vert (retrouvez la vidéo et l’article) nous vous laissons avec une petite vidéo récapitulative en musique et quelques extraits de notre journal de bord :

QUAND "LARGUER LES AMARRES" SE COMPLIQUE

Extrait de notre journal de bord

J-1 Jeudi 10 mars, un départ mouvementé : 

Mindelo, Cap Vert : Ce matin, c’est le grand jour ! Nous partons aujourd’hui traverser l’océan Atlantique et réaliser un rêve. On fait les démarches à l’immigration et à la police maritime et remplissons nos réservoirs d’eau. On fait nos ultimes courses et sur le coup de midi nous sommes fin prêts ! La manœuvre de départ doit se faire en enlevant rapidement les 4 amarres qui nous retiennent, tout en faisant une marche arrière en suivant le ponton, et le tout, sans dévier de notre trajectoire. Résultat : fiasco !

Après avoir enlevé les amarres avant, le bateau dévie à cause de fortes bourrasques de vent. Il est alors quasi impossible de libérer les 2 autres amarres arrière, et nous dévions sur le bateau voisin. Notre ancre s’accroche alors à la filière de ce dernier et brise par la même occasion son panneau solaire ! Un type de la marina court nous aider et nous parvenons in extremis à nous dénouer de ce traquenard. À cause de la casse, nous devons nous remettre au ponton afin de laisser notre carte au pauvre voisin breton (absent durant l’incident).

Le deuxième départ de la marina est lui une réussite ! Nous empruntons le canal entre Sao Vicente et Santo Antao. Le vent souffle très fort et de manière totalement désordonnée (effet de montagne = Venturi). Après quelques heures au moteur pour sortir de cette zone tumultueuse, nous décidons de hisser l’artimon (voile arrière). Là encore, c’est pas comme on l’imaginait, et à de multiples reprises, la voile se coince dans divers cordages, hauts-bancs et câbles. Nous devons recommencer plusieurs fois la manœuvre sous les yeux amusés d’un grand banc de dauphins !!! Une fois tout cela réglé, et les îles loin derrière, nous commençons à observer méticuleusement la direction et la force du vent. Les prévisions indiquaient 15 noeuds venant de l’arrière, et nous avons du 20-30 noeuds venant de côté… Vous l’aurez compris, cette première journée de transat était forte en émotion vis à vis des conditions très aléatoires et de nombreux problèmes durant les manœuvres. L’équipage vit dorénavant à l’heure du Brésil en décalant de 2h nos montres et les quarts de 2h45 peuvent commencer.

PHASE 1 - L'ADAPTATION

Lors de notre départ, très peu de vent était annoncé. Nous espérions en trouver après quelques milles. Cependant, ce fut le calme plat dans l’océan Atlantique durant quasiment l’intégralité de notre traversée. Après les premières heures de navigation écoulées, on commence à reprendre du poil de la bête, et à pouvoir nous mettre en activité. Grâce à notre expérience en mer de plus de 4 mois, nous sommes enfin amarinés. Durant cette transat, nous avons découvert des manœuvres que nous n’avions jamais réalisées auparavant. Tel que, gréer deux génois en ciseaux (le bateau avait de la gueule). Il nous fallait sans cesse réfléchir et tester les meilleures combinaisons de voiles afin d’avancer au mieux. Nous avons donc dû mettre et enlever le tangon à de nombreuses reprises en le faisant passer de bâbord à tribord, afin de trouver la solution optimale. Heureusement (malheureusement), le moteur a été également un fidèle compagnon de route.

Traverser un océan en se laissant glisser sur les vagues durant autant de jours, a été une expérience folle. Dans notre vie quotidienne, nous n’avons jamais l’occasion d’expérimenter un tel mode de vie dans un espace si restreint. Car oui, le bateau mesure 13 mètres de longueur, mais imaginez que de notre cabine à la table du repas il y a moins de 2 mètres de distance et que pour rejoindre le cockpit il en faut maximum 4, autant vous dire qu’on a jamais aussi peu bougé de notre vie ! Pourtant, la navigation et certaines manœuvres prennent tellement d’énergie, que nous ne nous sommes pas totalement empâtés durant ce voyage transatlantique.

J-2 Vendredi 11 mars :

Vers 1h du matin le vent souffle à 5 noeuds et on se traîne à 2 noeuds ! Vers 2h Natha me réveille et on observe des dauphins chasser autour du bateau. C’est la première fois que nous les voyons de nuit. Un poisson volant apeuré vient finir son vol sur notre pont et nous le remettons immédiatement à l’eau. Le spectacle est sublime grâce à nos 2 lampes frontales.

PHASE 2 - REALISER CE QU'ON A JAMAIS LE TEMPS DE FAIRE

Imaginez avoir tout le temps devant vous, mais très peu d’espace… que feriez-vous ??

Nous, nous en avons profité pour dévorer des livres, écouter de la musique, dessiner, coudre, cuisiner, voir des films, faire des montages vidéos et observer l’océan sous toutes ses coutures.

Profiter de l’instant présent, c’est facile quand si peu d’éléments extérieurs peuvent venir détourner notre attention. Certains d’entre vous, nous ont demandé si nous avions internet ou un moyen de communiquer avec « le monde terrestre ». La réponse est non et tant mieux 🙂 C’est précieux et rare ces moments de déconnexion avec le monde qui nous entoure. Paradoxalement, c’est là aussi qu’on prend enfin conscience de où nous sommes, avec qui et qu’on se sent bel et bien connecté à ce monde.

J-3 Samedi 12 mars : LE banc de dauphin 

Journée très tranquille. Natha fait de la couture et des pancakes délicieuses. Je fais des trucs sur l’ordi. Les quarts s’enchaînent de manière très cool. Il fait beau. Il fait chaud. On observe pendant un long moment un énorme banc de dauphins qui nous suit. Natha met ses pieds dans l’eau et moi la perche et l’appareil photo (voir vidéo) ! Une cinquantaine d’entre eux nous suivent, sautent et chassent. C’est irréel.

Sur l’océan il faut économiser l’eau douce. Sait-on jamais ce qu’il peut arriver! Mieux vaut la garder pour nous hydrater et pour cuisiner. Du coup, nous avons pris des bains d’eau de mer 🙂 Nous remplissons des seaux d’eau à l’arrière du bateau et nous nous arrosons allègrement sur le pont. Nous sommes proche de l’équateur et l’eau est vraiment chaude ! Le soleil nous a permis de savoir ce qu’est un bon sauna au milieu de l’océan, car il faisait facilement 32° sans vent (cuisson garantie).

J-6 Mardi 15 mars :

Début de journée à 4h30 (heure brésilienne) et donc pile à l’heure du levé de soleil. Aujourd’hui, il fait très très chaud et nous ressentons que l’on se rapproche de l’équateur. C’est aussi l’anniversaire de la rencontre de P&M. Nous faisons avec Natha un gâteau secret bananes, goyaves que nous dégustons au goûté. Je prends mon premier bain sur le pont avec Natha, ça fait du bien. Au début d’aprèm, nous entendons depuis notre couchette un bruit qui me glace le sang. Mon ordi vient de voler à terre accompagné de son disque dur externe. Coup de pression, mais le tout fonctionne bien, OUF ! Pour fêter ça, on commence un film 🙂 Avant la tombée de la nuit, nous affalons la trinquette, relâchons l’étais largable, rangeons le pont et démontons le tangon (vocabulaire technique, mais imaginez-nous tirer sur plein de cordes et plier des voiles). Autour de nous, de grosses masses nuageuses sont là, et nous souhaitons être prêts à affronter une dépression soudaine, ou l’arrivée prochaine du fameux pot-au-noir.

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PHASE 3 - LE TEMPS FAIT PLACE A LA REFLEXION

Après quelques jours en mer, on devient plus silencieux, notre check liste de choses à faire diminue et on se laisse aller dans nos pensées. Le monde est immense et notre imagination d’autant plus ! On pense à nos familles et à nos amis, aux gens qu’on a rencontrés, aux belles choses qu’on a vécues, aux différents nuages qui dessinent des formes hypnotiques et nous font passer un temps fou sur l’avant du bateau à les observer en musique. Bien sûr, nous pensons aussi à tous ces gens qu’on n’a pas encore rencontrés et ces lieux qui nous sont encore inconnus.

Transat panoramique

 J-7, Mercredi 16 mars :

2h30, je prends mon quart et reste bouche-béé devant le ciel étoilé. La voie lactée est là, et un nombre incalculable de points lumineux brillent à 360 dégrés autour de moi. La houle d’est continue d’envoyer à intervalles réguliers le bateau de droite à gauche. La chaleur a tellement grimpé depuis notre départ, que l’on transpire comme des bœufs à l’intérieur, et à l’extérieur, on crame. Natha fait des « bounty » maison. On regarde un film, on fait du montage et on continue surtout de foncer avec notre voile ! Le soir nous avons le droit à un coucher de soleil exceptionnel ! Nous sommes les seuls au monde à voir le même à cet instant ! Après ce spectacle, Natha nous fait de délicieuses pâtes aux bolets (offert gentiment par Popei) que nous savourons en suffocant de chaud 🙂

J-8, jeudi 17 mars :

00h30, nous sommes théoriquement dans le fameux pot-au-noir (ou ZIC = Zone intercontinentale de Convergence). Cette zone particulièrement instable, où tornades et éclairs sont  légion courante autant qu’un calme plat. Pour l’instant, nous avons un vent assez stable. Mais une houle de travers très forte et irrégulière  envoie se balancer très fortement tout le bateau. Soudain, je remarque quelque chose de louche sur les écoutes (les 2 cordes qui permettent de border la voile à bâbord ou tribord). En l’occurrence, celle de tribord n’est plus raccordée à la voile ! Il faut agir vite, car elle pourrait se coincer dans l’hélice du moteur et tout péter. On la ramène à bord, avec en bonus, un gros paquet d’algues. Natha et Patrice refont le noeud de chaise de l’écoute, le tout sous une pluie battante. Après la pluie vient le beau temps et … une hirondelle. Elle se pose sur la proue pour se reposer. Natha tente de l’apprivoiser avec du sésame, en vain. Elle doit certainement prendre un peu de répit avant de continuer sa longue traversée.

J-10, Samedi 19 mars : Le passage de l’Equateur

Vers les 20h, on monte dans le cockpit pour voir passer la ligne de l’équateur sur les instruments de bord ! Je pars dans la chambre et me transforme en capitaine Mouille-ta-quille (voir vidéo FAQ crazy). Je sors par le hublot avant du bateau, et soudain une trompette déchire le silence de la nuit. Le vieux bougre se rapproche de sa démarche chaloupée tout en faisant retentir son clairon. Arrivé dans le cockpit, Michèle est morte de rire. Les explications sont claires : tout passage de l’équateur doit se faire avec « un certain bizutage » afin d’apaiser Neptune le dieu de la mer. Le capitaine et sa femme doivent se vêtir des plus beaux apparats de sirène que nous leurs avons dégotés aux Canaries. Ils s’exécutent et nous passons la ligne virtuelle de l’équateur à 21h02, après 227 heures de navigation (10j 1/2) ! Le gâteau, cuisiné dans l’aprèm, est accompagné d’une bonne bouteille de champagne. Tout le monde est déguisé, c’est sympa. Patrice blague plusieurs fois sur un paquebot qui pourrait nous foncer dessus alors que nous festoyons. Vers 22h Natha prend son quart et nous découvrons sur l’AIS un paquebot de 275m de long qui nous fonce précisément dessus à 17 noeuds. L’impact est prévu dans 25 minutes, et il se situe à 9 milles de nous. La théorie veut qu’on attende gentiment qu’il modifie sa route. Ce que nous faisons… Après 15 minutes, il n’a toujours pas dévié, et l’impact est prévu dans 5 milles. Natha, moi et Michèle agissons devant le tête à tête avec ce géant de fer. On prend 20 degrés à bâbord et accélérons. Le paquebot ne dévie pas et nous passe à 0.6 milles, malgré l’énorme écart prit avec les 20 degrés. Nous n’avons pas respecté la théorie nautique, mais nous sommes conscients, qu’entre la théorie et la pratique, il y a la « réalité ».

PHASE 4 - REVENIR A LA TERRE FERME

Il y a toujours ce moment où, quelque soit le voyage, on sent venir la fin. En mer, ça signifie retrouver la stabilité du sol ainsi que les hommes qui vivent là. On appréhende un peu, et en même temps, nous nous sentons excités à l’idée de conclure cette grande étape en bonne et due forme ! Pourtant, l’adrénaline va monter pour nos derniers milles avant de pouvoir enfin jeter l’ancre.

A 22h40, on se réveille en sursaut avec un bruit de moteur qui cale, re cale et re re cale. On fonce voir, et Patrice démonte un cache dans l’atelier, change un « pré filtres » et après quelques essais infructueux c’est reparti ! OUF !!! Je ne sais pas ce qu’on aurait pu faire, si on n’avait plus de gasoil à plus de 13 milles de la côte, avec du vent contre nous entre 20 et 30 noeuds ?! Merde! j’ai parlé trop vite. Après 5mn de moteur, ça re re re cale et ça ne démarre plus. On hisse la grand-voile en urgence et elle se bloque à deux reprises. Il fait nuit, et c’est pas facile de voir ce qui ne va pas. Enfin à la voile, on vérifie le réservoir de gasoil et on remarque que le tuyau qui pompe le carburant n’est plus dedans, lorsque le bateau gîte. Patrice déplace le tuyau et nous re-testons. Ça démarre medzo, car le moteur a beaucoup calé. On décide donc de faire la dizaine de milles restant à la voile, puis de tenter de jeter l’ancre dans la baie avec le peu de gasoil qu’il nous reste. Le problème est que nous partons trop à l’ouest. Le vent souffle à 20 noeuds et on essaye tant bien que mal de retourner sur notre cible. Il est 0h45, on fonce à 5 noeuds et nous apercevons de mieux en mieux les lumières de l’île. 1h30 nous sommes à 2.65 milles de notre but et affalons les voiles afin d’atteindre le mouillage. 2h50, nous avons lancé l’ancre à 20m de profondeur. YATA ! WE DID IT ! (Pas de photos de ces manoeuvres folles)

Nous voilà à Fernando de Noronha, ancrés au sol brésilien. Nous avons mis 280 heures et 30 minutes pour faire notre transatlantique de 1330 milles marins soit une moyenne de 4.7 noeuds.

L’article sur Fernando de Noronha sera tout prochainement disponible. On a vraiment adoré ce petit bout de paradis tropical, et si vous voulez découvrir en avant première quelques clichés, rendez-vous sur notre galerie Instagram : www.instagram.com/takemeeverywhere. En attendant et pour terminer en beauté cet article spécial transatlantique, un dernier extrait de notre carnet de bord pour nos ultimes milles en mer. Le 25 mars nous partons en fin d’après-midi de Fernando de Noronha direction le continent Sud Américain :

25 mars : L’aboutissement d’un rêve a porté de main

Depuis notre départ des côtes de Noronha, le vent souffle abondamment de travers et au près. Durant mon quart précédent de 4h du matin à 6h30 nous sommes entrés dans un nuage qui semblait inoffensif et qui s’est révélé être un nuage de vent. Tout d’un coup, le vent monte à 17 noeuds, puis en 1 seconde passe à presque 30 noeuds ! Je réveille Patrice en vitesse afin de réduire un maximum la voilure. Nous agissons vite et affalons l’artimon, prenons 3 ris dans la grand-voile et réduisons de moitié le génois grâce à l’enrouleur. La manœuvre est rapide et intense. Elle permet au bateau de se redresser et de continuer sa route à une allure toujours convenable de 5 noeuds. Nous apercevons dans le ciel de nombreux oiseaux, formant des nuées de piafs hurlants. Plus tard, nous avons le droit à la nuit la plus étoilée de tout notre voyage. La voie lactée se dresse au dessus de nous et des millions d’étoiles brillent de mille feux à 360 degrés autour du bateau. Peu à peu la lune montre le bout de son nez. Nous assistons à un lever de lune magnifique. Cette énorme sphère orangée sort de l’horizon à notre bâbord et se cache, peu à peu, derrière un voile de nuage, lui donnant l’aspect tantôt d’un hamburger, tantôt d’un mexicain moustachu (non, nous ne délirons pas). La lumière de la lune se faisant de plus en plus brillante, nous voyons la voie lactée doucement s’effacer.

26 mars : L’arrivée au Brésil

Notre dernier jour de navigation a sonné ! Les conditions sont idéales et nous profitons de ces ultimes moments bercés par la houle de l’océan Atlantique. La journée passe tranquillement et nous apercevons peu à peu le continent apparaître. L’arrivée à Jacaré doit se faire en suivant des bouées de signalisation rouge et verte. Nous sommes désormais dans l’hémisphère Sud et les couleurs sont donc inversées. Nous tentons tant bien que mal de repérer les couleurs totalement effacées par le soleil et entrons dans l’estuaire, puis dans le rio Paraiba. Nous gardons le vert à bâbord et le rouge à tribord et naviguons dans le fleuve pendant une bonne heure, tout en vérifiant les instruments de navigation et en calculant si la marré monte ou descend. En fin d’après-midi, nous apercevons des voiliers au mouillage devant la marina de Jacaré Village. Nous voilà arrivés à bon port ! Nous avons parcourus un total de 6000 kilomètres en voilier !

SWEET

Cette expérience incroyable nous a une fois de plus démontré que « quand on veut, on peut » et que dans la vie tout est possible si on y croit et qu’on est motivé ! Avant de se lancer dans ce voyage initiatique à la voile, de nombreuses personnes nous ont mise en garde contre les multiples dangers qui nous attendaient en tant que novices. Il en était de même lorsque nous avions décidé, à 15 ans d’effectuer notre premier voyage en solo puis à 20 ans, de partir en tour du monde une année. Certains conseils sont, bien sûrs, bons à prendre et il est important d’écouter les avertissements et recommandations d’autrui, mais finalement, la réponse réside en nous-même. Nous sommes les seuls à connaître nos limites et surtout nos capacités. Il faut parfois, dans la vie, prendre quelques risques afin de « se réaliser ». Tant d’opportunités nous tendent la main et il est bon de les saisir sans trop de retenue afin de vivre ses rêves.

Vincent Weil

Jeune diplômé en management et tourisme à la HES-SO de Sierre en Suisse, je suis avant tout un voyageur insatiable. Mon rêve est de voyager à travers le monde paisiblement, au gré des envies et des rencontres afin de vivre de belles expériences. J'aime photographier et filmer nos aventures afin de concocter des vidéos pour ma chaîne Youtube/vincentweil et partager en récits et photos nos expériences sur notre blog de voyage Take-Me-Everywhere.com

4 Comments
  • Your oldest friend

    Congrats you did it!! Je me réjouis trop de vous voir et surtout de découvrir le.mobde avec vous! Cariños
    S: je connais un garçon qui s’appelle Arni pour ses 18 ans y aura une fête pour lui!

    22 mai 2016 at 18 h 27 min
  • la vida muy en serio es una tragedia y en broma es una comedia por eso hay que mezclar un poco de lo uno y de lo otro alguien dijo Jajajajaj Me contagio de vida , de primavera y de amor por la libertad .Primero la libertad « financiera » y luego la libertad de hacer lo que les apasiona asi no les paguen ……..GRANDE sois GRANDES para recuperar el tiempo en las mentes de quienes nos da envidia de la buena viendo y escuchando sus videos y fotos que congelan el instante y que si no es repetible podra ser imitable cada quien a su estilo , capacidad y circunstancias……LOS QUIERO independientemente de que sea familia , Whatever jajajajaj EL mundo sigue girando y no hay quien lo detenga ..giremos a la velocidad del mundo a más rapido para que sean muchos los mundos que conocer de su parte y de quienes podemos leer sus relatos y emociones …Que viva la vida

    22 mai 2016 at 22 h 28 min
  • LOMBARD

    bravo les petits ;on va bientôt faire comme vous sur un cata LAVEZZI 40

    28 juillet 2017 at 17 h 20 min

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